28/02/09
Le métier en images
26/02/09
Les CAOA
Pour faire bref, les CAOA ont été créés en 1908 dans le cadre de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Leur rôle est d'oeuvrer pour le recensement, la protection juridique, la conservation et la mise en valeur du patrimoine mobilier encore présent dans les monuments historiques (pour en savoir plus, une bonne page de présentation de leurs missions sur le site des AD des Hautes-Alpes). Il s'agit d'une mission exercée en plus d'une activité principale et pas forcément confiée à un conservateur du patrimoine. La situation des CAOA varie très fortement selon les départements et selon les sensibilités patrimoniales des Conseils généraux.
D'après ce que j'ai compris, les CAOA sont aujourd'hui en crise, car ils manquent de reconnaissance, sont très mal indemnisés et, surtout, dans une situation complexe, ainsi que le rapporte cet article de 2006 du Journal des arts.
A noter, les CAOA sont organisés au sein d'une association nationale. Leur site internet est en cours de fabrication. Pour le centenaire de la création des CAOA a été publié le livre Icônes, idoles : regards sur l'objet Monument historique (sous la dir. de Hélène Palouzié, 2008) que le Journal des Arts présente dans son numéro 297 (p. 16).
Une certaine façon en tout cas, pour un archiviste, de garder le contact avec les objets d'art...
23/02/09
J'Y étais

Edit 1 : même si cela donne une certaine beauté au geste et que c'est la règle du jeu, je ne peux m'empêcher, en tant que conservateur du patrimoine, de regretter cette dispersion. Peut-être une déformation professionnelle mais il me semble qu'ici une sorte de "respect du fonds" aurait eu un sens.
Edit 2 : si j'avais pu, j'aurais acheté 1. la sculpture de Brancusi et 2. les miroirs de Lalanne
Edit 3, du 26/02/2009 : information prise, la collection de livres anciens - qu'on peut apercevoir ici et là sur les photographies des appartements - n'a pas été vendue car elle appartient en propre à Pierre Bergé, seul bibliophile du couple.
19/02/09
Ce qui me plaît
Bref, de quoi décourager les frayeurs de futures recrues qui s'imagineraient un métier figé et sans évolution possible. De quoi également concilier ses intérêts personnels (nouvelles technologies, goût pour la valorisation patrimoniale ou contact avec le public, au hasard) avec une carrière professionnelle dans la fonction publique.
10/02/09
Carnets Malins, n°7 - Les archives orales
1. La théorie
- Il est difficile de trouver sur le web la partie théorique des projets d'archives orales et, de tout ce que j'ai lu, il me semble que la référence en la matière est le livre de Florence Descamps, L'historien, l'archiviste et le magnétophone : de la constitution de la source orale à son exploitation, 2001 dont on trouvera un compte-rendu assez détaillé ici (site du Mouvement social).
- On y ajoutera le retour d'expérience du projet Archorales de l'INRA mené par D. Poupardin et présenté ici. Le projet a été accompagné d'une importante réflexion aussi bien en amont qu'en aval, réflexion très utile avant de se lancer dans un projet semblable.
- Enfin, des journées d'études ont lieu de temps à autre comme celles des 18 et 19 septembre 2009 consacrées aux archives scientifiques des sciences humaines et sociales (avec une place importante accordée à la valorisation des archives orales). Compte-rendu ici.
- Il faudra ajouter à tout cela le rapport de 2001 de Georgette Elgey sur la situation des archives orales en France, un document fondateur.
- Au sein du Conseil supérieur des archives existe (a existé ?) également une Commission des Archives orales dont on trouve un compte-rendu sur le net ici mais je n'en sais pas plus.
06/02/09
Des conservateurs docteurs ?
Dans cette situation, je m'interroge sur l'opportunité de continuer ou non ma thèse. Soyons clairs, cela se fait le soir, les week-ends et le midi quand les pauses sont suffisamment longues et réclame donc des sacrifices et de la motivation. A l'Ecole des chartes, on disait aux élèves que le niveau européen des conservateurs était le doctorat et que c'était dans notre intérêt d'aller jusque là mais je sais aujourd'hui que c'est en grande partie faux. J'ai adoré le travail de recherche que j'ai mené pour ma thèse des chartes mais j'ai désormais du mal à me motiver car je me demande surtout à quoi cela me servira : obtenir un titre de docteur ? certes mais bon mis à part la gloire, ça n'augmentera pas mon salaire (peut-être ma crédibilité et encore j'en doute) ; enrichir ma pratique de recherche scientifique ? je pense que, pour mon futur métier, les recherches que j'ai déjà menées sont suffisantes ; vendre des livres au cas où un jour ma thèse deviendrait un best-seller ? j'en ai toujours rêvé mais bon, soyons réalistes quand même. Bref, j'ai du mal à voir où tout cela va me mener, si le jeu en vaut la chandelle et, malgré le soutien de ma directrice, je m'interroge vraiment sur l'utilité de cet hypothétique doctorat.
Qu'en pensez-vous, vous, professionnels ? Quelle est votre expérience en la matière ? Quels conseils pouvez-vous me donner ?
03/02/09
Exposer l'histoire - Réflexions
01/02/09
Carnets Malins, n°6 - Le réseau des archives publiques en France
Cette semaine, quelques liens pour mieux comprendre l'organisation du réseau des archives en France, ce qui peut paraître simple en apparence mais ne l'est pas forcément. Il me semble important de réfléchir sur cette organisation car on aurait tort de croire qu'elle est définitivement figée et bien comprendre le réseau permet de mieux cerner ses faiblesses et les améliorations qu'on pourrait y apporter.
- Une présentation rapide et efficace pour un panorama complet sur le site des Archives de France.
1. Echelon central
- A la tête du réseau : la Direction des Archives de France - à la fois tête du réseau des archives sur tout le territoire et organe représentatif de celui-ci au sein du Ministère de la Culture -, le Conseil supérieur des Archives, conseiller du ministre en matière de politique des archives et le Haut Comité aux célébrations nationales puisque cette fonction est dévolue aux archives.
- Organisation des Archives nationales : le SCN francilien [service à compétence nationale] (Paris, Fontainebleau, Pierrefitte), le SCN Archives nationales de l'Outre-Mer à Aix-en-Provence, le SCN Archives nationales du Monde du Travail à Roubaix. Et pour tout savoir sur Pierrefitte, c'est ici!
- Les exceptions du réseau central : le service historique de la Défense et son historique, les archives du Ministère des Affaires étrangères et le détail de son organisation.
2. Echelon territorial
- Les annuaires : l'annuaire des services d'archives régionales, départementales et communales sur le site des Archives de France. La liste des sites et inventaires d'archives en ligne la plus complète me semble toutefois se trouver sur le site de l'AAF. On peut aussi se reporter à la liste de la Tribune des Archives. Le répertoire d'ArchivesWiki consacré à la France mériterait en revanche d'être enrichi.
- Et comme les archives restent une fonction semi-décentralisée, on trouvera ici la liste des conseillers archives en DRAC.
- Concernant les services en ligne, on trouvera la carte des services d'AD ayant placé de l'état civil en ligne (au moins les tables décennales) sur le blog GeneaDeb.
3. Pour aller plus loin
- Tout un tas d'articles sur le site de l'AAF présentant divers services d'archives français dont on méconnaît souvent l'existence (Croix-Rouge, Fondation Jean Jaurès, IFA, etc.) ainsi que les missions des AN dans les ministères ou les différentes sections des AN.
NB : je tâcherai de faire un Carnet Malin sur les services d'archives non publiques ou semi-publiques en France, mais la question me semble vaste. On trouvera en tout cas sur le site des Archives de France un annuaire des services d'archives d'établissements publics et d'association, ainsi qu'un annuaire des services d'archives d'entreprises.